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Introduction
On fait remo
nter l'histoire de Delphes à la très haute antiquité, la ville existait déjà au deuxième millénaire avant Jesus Christ. Dans la mythologie, la ville à été fondée par Zeus à l'endroit que lui avaient indiqués les aigles qu'il avait envoyé rechercher le centre du disque terrestre. Les habitants adorèrent les divinités tellurique jusqu'au jour ou Apollon, fils de Zeus, descendit sur terre et tua le serpent Python, après son exil céleste il remplaça celui-ci et les habitants lui construisirent un lieu de culte ou le dieu transmettait ses oracles par l'intermédiaire d'une vierge locale (qui dut par la suite avoir plus de 50 ans et mener une vie irréprochable) : la Pythie. La ville s'épanouit sous domination Athénienne, notamment avec la création des jeux delphique ou pythiques (en complément des jeux olympiques) tout les quatre ans.
L'oracle de Delphes
L'oracle qui fût en compétition avec celui de Didymes, accueillait une multitude de pèlerins qui venaient le questi
onner des quatre coins du monde grec. Débarqués au port de Kira, ces derniers gravissaient la vallée du Pleistos, faisaient leurs dévotions à Athéna puis se purifiaient dans la fontaine Cassotis avant de pénétrer dans l'enceinte sacrée où ils faisaient leurs offrandes aux trésors (petits bâtiments en forme de temples). Ils rejoignaient ensuite le temple principal afin de poser leurs questions aux prêtres qui les transmettaient à la Pythie. Celle-ci, après avoir bu une gorgée de l'eau sacrée de la fontaine Cassotis, pénétrait dans la crypte du temple d'Apollon, envahie par la fumée produite par la combustion de laurier (arbre d'Apollon) et de farine d'orge. Mâchant des feuilles de laurier, elle s'installait sur une sorte de chaudron à trépied et écoutait les questions posées par les prêtres. Elle entrait alors en transe et les sons qu'elle émettait, ses gestes et ses attitudes étaient décryptés par les religieux pour les retransmettre aux pèlerins sous forme ambigüe.
Le sanctuaire d'apollon
Le sanctuaire, enrichi par les offrandes, fut encore très attractifs jusqu'au deuxième siècle sous l'empire romain. Apres la conversion de l'empire à la religion chrétienne, la Pythie prédit elle-même sa propre disparition à l'empereur Julien (dit l'apostat car il avait rétablit pour un temps la reli
gion païenne ancestrale). « Allez dire au roi que le bel édifice est à terre, Apollon n'a plus de cabane ni de laurier prophétique, la source est tarie et l'eau qui parlait s'est tue. »
L'empereur byzantin Théodose fit fermer le sanctuaire en 381.
Delphes ne tomba cependant jamais dans l'oubli mais ce fut surtout l'école française d'Athènes qui redécouvrit le site au XIXème siècle.
Architecture et inscription au fronton du temple de Delphes
La vill
e de Delphes fut profondément remaniée à l'époque romaine et de nombreux bâtiments en portent la trace. La voie sacrée est bordée des trésors, portant le nom de leur nation d'origine. Le temple d'Apollon est soutenu par le mur polygonal de 83mètres de long, datant du 6e siècle avant JC. Sur ses puissants moellons sont gravés les actes d'affranchissement de plus de 800 esclaves. Trois colonnes de marbre signalent le portique des Athéniens sous lequel étaient déposés les trophées navals pris aux Per
ses. Le voie sacrée s'élève ensuite jusqu'au temple d'Apollon ou se trouvait le trophée de Platée, qui commémorait la bataille du même nom et qui représentait trois serpents emmêlés. On peut encore l'admirer à Istanbul où il fut emmené par l'empereur Hadrien (dans l'ancien hippodrome). Les vestiges qui subsistent du temple d'Apollon sont ceux du quatrième siècle. Il avait remplacé celui des Alcméonides financé deux siècles plus tôt par Crésus suite à un tremblement de terre. Ce bâtiment, long de 30 mètres et large de 24 mètres mesurait 12 mètres de haut. Le portique abritait une statue d'Homère et des préceptes philosophique comme « connait toi toi-même » ou « de la mesure en toute chose » Au delà, la cella était garnie de statues et d'ornements.
Le théâtre qui pouvait contenir 5000 spectateur date du IVème siècle avant JC et offre une vue superbe sur les ruines du sanctuaire et sur la vallée de Ple
istos, tapissée d'oliviers.
Enfin le musée offre au visiteur des collections superbes dont l'aurige, conducteur de char, vainqueur des jeux olympiques de 478 avant JC. Le réalisme du regard et du corps de la statue sont particulièrement frappants.


