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Histoire
La cité grecque d'Ephèse fut fondée vers 1000 avant JC par Androklos suite à une prophétie de l'oracle de Delphes. Elle fut vite connue pour son culte de Cybèle, la déesse mère anatolienne.
Au IVème siècle avant JC, Lysimaque, un des généraux d'Alexandre le Grand crée la ville sur le site actuel. Lysimaque a en fait hérité de la thrace. Il a pris Ephese en 286 av JC. Pour éviter l'ensablement de la ville il fait aménager un nouveau port, construire une nouvelle ville et l'entoure d'épais remparts. Après un problème de succession, le royaume est fragilisé et Séleucos, un autre général d'Alexandre, s'empare de l'Asie mineure. Lysimaque sera tué u combat.
L'ancienne villa abritait le temple d'Artémis, une des sept merveilles du monde qui participait la célébrité de la ville. La cité devient de plus en plus prospère et apparaît comme le premier centre commercial de toute l'Asie. Elle passe sous domination romaine en 190 Av JC. Après en avoir confié la gestion aux rois de Pergame, elle devient effectivement province de l'empire et 129 Av JC.
Elle sera la capitale de la province d'Asie et verra sa population atteindre les 200 000 habitants. Outre un centre commercial elle se couvre d'établissements bancaires et prospère jusqu'en l'an 17. Un terrible tremblement de terre vient alors sonner le glas de sa splendeur, mais elle restera une ville majeure jusqu'à la fin de l'empire romain d'Orient.
Architecture et monuments.
La Bibliothèque de Celsus :
Erigée entre 110 ET 135 après JC, cet édifice qui comporte une façade à deux étages, est composé d'une grande sale, la bibliothèque proprement dite de 11m sur 17, accessible par un escalier monumental, les livres étaient entreposés dans des armoires ou sur des étagères installées dans les niches creusées dans la paroi.
Le théâtre d'Ephèse
C'est un édifice remarquable par son excellent état de conservation. Il fut construit aux Ier et IIème siècles sur les fondations d'un bâtiment Hellénistique. Il mesure 145m de large et 30 mètre de Haut et pouvait accueillir 25000 spectateurs.
Le temple d'Hadrien
Il fut élevé en l'honneur du passage de l'empereur en 123 âpres JC. Sa façade de marbre s'orne de reliefs représentant des divinités.
Le temple d'Artémis.
Il ne reste aujourd'hui de la troisième merveille du monde antique qu'une colonne encore debout!.
Les vestiges les plus anciens mis au jour remontent au milieu du VIIIe siècle av. J.-C, mais il est certain que le site a servi de sanctuaire bien avant l'époque à laquelle les fouilles permettent de remonter.
Sur l'emplacement d'un petit temple primitif (8 colonnes sur 4), datant du milieu du VIIIe siècle av. J.-C., et sans doute incendié lors des invasions cimmériennes de 640 av. J.-C., fut édifié au VIIe siècle u
n nouveau temple, beaucoup plus vaste. Vers le milieu du VIe siècle, le roi Crésus fit raser la multitude de constructions qui s'étaient peu à peu agglomérées autour du sanctuaire et fit élever un nouveau temple. La construction en fut confiée aux architectes Chersiphroni, Métagenète et Théodorôs de Samos : sur un soubassement de 155 m sur 60, fut élevé un temple unique dont les 127 colonnes portaient des reliefs sculptés.
Ce temple fut incendié le 6 juillet 356, la nuit où naquit Alexandre le Grand : ce qui fit dire à un historien grec « qu'il ne fallait pas s'étonner que ce temple magnifique, consacré à Diane, eût été brûlé la nuit même qu'Alexandre vint au monde ; parce que la déesse ayant voulu assister aux couches d'Olympiae, fut si occupée, qu'elle ne put éteindre le feu. »
Le feu fut mis au temple de Diane par un certain Erostrate, citoyen obscur d'Ephèse, un malade mental voulant rendre son nom célèbre. Reconstruit sur l'ordre d'Alexandre le Grand, le nouveau temple, qui fut compté par les Anciens parmi les Sept Merveilles du monde, avait des proportions encore plus gigantesques que le précédent: ses colonnes ioniques, parées d'or, s'élançaient à plus de 18 m de hauteur. Sur leur partie inférieure, des scènes à caractère mythologique avaient été sculptées par les plus grands artistes.
Le temple renfermait un grand nombre d'œuvres de sculpteurs célèbres, soit contemporains tels Scopas et Praxitèle, soit du siècle précédent comme Phidias et Polyclète. L'une des plus admirables était une statue de Zeus par Myron (vers 450 av. J.-C), mais la plus vénérée était évidemment la statue d'Artémis : la déesse était représentée la tête entourée d'une sorte de panier; son corps était recouvert de divers symboles de la fertilité et son torse, en forme de faîne, était orné de plusieurs rangées de mamelles. Ce modèle fut reproduit à de multiples exemplaires dans la statuaire de l'Antiqui
té; on en conserve quelques exemples dans les musées de Naples, du Vatican, du Louvre, etc.
Le temple, qui fut achevé vers le milieu du IIIe siècle av. J.-C., se retrouva isolé après que Lysimaque, en 287 av. J.-C, eut décidé de transférer la ville plus au sud.
Néron, le premier, commença d'en piller les trésors; puis, le sanctuaire fut de nouveau mis à sac par les Goths sous le règne de Gallien (253-268); enfin, il fut définitivement détruit en 399 de notre ère, comme tous les autres temples païens, sous les règnes des empereurs Arcadius et Honorius : transformé en une énorme carrière, ses pierres furent sans doute utilisées pour la construction de plusieurs églises, dont, peut-être, au moins en partie, Sainte-Sophie de Constantinople.
La maison de la Vierge Marie
Jésus sur la croix confia sa mère Marie à Saint Jean l'Evangéliste. En 37 il l'emmena Ephèse où elle passa ses derrières années dans une modeste maison située à 8km du centre de la ville. Le sanctuaire est vénéré tant par les chrétiens que par les musulmans. Les deux communautés s'y rendent en
semble en pèlerinage, en particulier le 15 Aout.
Les maisons d'habitations.
Le centre ville que l'on visite aujourd'hui était à l'époque romaine entouré par une immense banlieue pauvre et sale qui s'étendait sur les collines alentour. C'est ici que l'on peut se représenter le plus facilement ce qu'étaient les grandes villes romaines au début de l'ère chrétienne. Elles devaient ressembler en beaucoup de point aux capitales de l'Amérique du Sud actuellement (La Paz, Rio!)




