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La ville de Sabratha en Lybie
Histoire de Sabratha
Sabratha se situe à 67 km à l'Ouest de Tripoli. Son existence en tant que comptoir phénicien est attestée des la fin du Ve siècle avant JC. La ville punique possédait un petit port bien abrité des vents d'ouest. Elle était alors placée sous la protection de la déesse Tanit.
La ville est occupée par les romain en 40 avant JC et commence à se moderniser. L'anarchie du plan de construction punique va laisser petit à petit la place à la rigueur de la construction romaine.
Sous les derniers antonins (voir liste des empereurs romains) la ville devenue colonie romaine bénéficie d'un essor economique important. Des temples et un magnifique théatre y sont construits. Le centre ville se couvre de marbre. La ville est alors le théatre du procès en sorcellerie intenté contre l'écrivain Apulée.
La ville est idéalement située à la sortie des routes caravanières et exerce son commerce avec rome comme le prouve le comptoir de sabratha sur le port d'Ostie. L'élephant représente le commerce de l'ivoire.
Au 3eme sièclen la ville se christianise rapidement et devient un évéché en 253. Les premiers troubles en plus de 300 ans surviennent en 365 avec les invasions austurienne et un très sérieux tremblement de terre. Au Vieme siècle, les invasions vandales mettront fin, comme partout ailleurs en tripolitaine, à l'activité économique de la cité. La reconquête byzantine apportera un dernier souffle à la cité avec la construction de remparts plus petit et d'un basilique majeure. L'ambellie sera de courte durée. La ville s'éteindra au 7 eme siècle après les invasions arabes. Au IXe siècle il ne reste deja plus de cette cité florissante que quelques monticules de terre et des chapiteaux depassant du sable
A voir à Sabratha.
Bâti à la fin de IIIeme siècle avant JC, il se trouve au milieu d'un quartier d'habitations. Le sommet en forme d'obélisque accueillait une représentation de Bès. Il était entre autre le protecteur des morts. L'ensemble était recouvert de stucs polychromes à dominant bleu et rouge.
Temple des antonins
Ce temple à été dédié par Glabrio, le proconsul d' Afrique à Marc Aurèle et Lucius Verus. On accède à la cour par une entrée surélevée de cinq gradins. Dans la cella on peut voir des graffitis représentant la croix et le poisson de la symbolique chrétienne. Des ossements de moutons retrouvés lors des fouilles peuvent laisser penser que ce temple était consacré à Baal Hammon sous sa forme romaine (Cronos-Saturne).
Devant le temple se trouve une fontaine offerte à la ville par un riche citoyen Flavius Tellus. Ce mécène est cité à plusieurs reprise pour les dons qu'il fît à la cité.
Ce temple à Liber Pater a été bâti entre le I et le III eme siècle. Liber Pater est un dieu oriental apparenté à Dionysos. Ce dernier été très populaire à Sabratha, le 17 mars, les fidèles le célébrait en accrochant des masques dans les arbres pour éloigner les mauvais esprits.
Le cella était entourée de 26 colonnes Corinthiennes. Lors du réaménagement en marbre de Sabratha, ce temple fût le seul à garder sa structure en stuc.
La Curie
C'était le sénat municipal, ici se réunissaient les magistrats et les décurions qui siégeaient à la chambre du conseil. Il étaient installés sur des chaires couverte de marbre et le président siégeait dans le fond de l'édifice.Un péristyle à arcanes avec des colonnes en granit entourait la cour.
Construit au Ier et IIeme siècles, ils sont les plus vastes de la ville. Ils sont remarquable par la vue qu'ils offrent sur le littoral et par les mosaïques magnifiquement préservées. On peut aussi remarquer les latrines à plan hexagonal
Construit sous Commode, il date de l'époque séverienne et il doit sa restauration aux archéologues italiens des années 1930.Bâti en terrain plat, ce théâtre s'inspire de ses homologues grecs. Le mur de scène de 25 mètres de haut est quasi complet avec ses trois étages et 96 colonnes de marbre et de granit. Les statues des divinités intervenant dans la pièce étaient disposées dans les colonnes et les acteurs se produisaient sur la scène.
Les loges des acteurs et les coulisses étaient richement décorées de marbre. Courant tout le long de la scène, une longue fente étroite recevait le rideau de scène. L'architrave du mur de scène comportait une inscription dédicatoire dont on peut penser qu'il s'agissait du mot désignant le plafond à caisson LACUNAR. Mais il n'en reste plus que LACUNA, clin d'œil à notre ignorance et à notre curiosité sur ce passé pas si récent...
Le pulpitum du théatre
Un danseur.
Deux philosophes discutant
Les muses Polymnie, Uranie, Euterpe, Thalie, Melpomnène, Erato, Clio et Terpschore . Caliope est très incomplète
Un panier et un fragment de lit, une scène de mime
Rencontre de Rome et de Sabratha joignant les mains en présence de soldats, une libation et un sacrifice de taureau en leur honneur
Mercure.
Deux masques de comédie; une scène de tragedie; Deux masques tragiques.
Hercule.
Un satyre, les trois grâce et le jugement de Pâris et Dionysos.
Un scène de pantomime.
Un danseur.
L'empereur Byzantin va faire construire cette basilique aux alentours du VI eme siècle. Elle est essentiellement constituée de remplois d'édifices romains. Autels et croix sont gravés de croix en relief. L'écrivain Procope fait l'éloge de ce bâtiment vers 560, Le musée de Sabratha présente les mosaïques somptueuse de cette basilique qui durent participer de l'admiration de l'auteur. C'est n panneau symbolique de l'âme chrétienne. On y remarque une perdrix en cage (l'âme prisonnière du corps), un phénix (la résurrection) et un paon qui figure la beauté de l'âme au paradis.
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