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Jeudi 29 Avril : Merci Michel !
par Brice le 04 mai 10 à 18h15 0 commentaire(s)
Lever tôt... ou pas. Il fait relativement beau et nous partons faire notre petite rando, à pied donc, à l'entrée de l'Old Munnar. On monte sur une petite route qui surplombe les plantations de thé. Lorsque le soleil rayonne c'est absolument superbe ! Des arbres longilignes et clairs et de gros rochers ronds et sombres romptent les formes géométriques dessinées par les chemins entre les pieds des théiers. Le plus étonnant c'est la profondeur des couleurs qu'arborent les feuilles de thé, même lorsque le soleil est caché, leur vert est éclatant !
Nous marchons quelques kilomètres dans une forêt dont la végétation se rapproche un peu de l'idée que l'on se fait de la jungle et nous repérons une guest house dont la vue plongeante sur une vallée de théiers promet des réveils magnifiques ! Nous notons l'adresse.
Retour vers Munnar en rickshaw (pas trop de sport, ça fait mal) pour se restaurer et se remettre de l'épreuve, et surtout pour préparer la nuit suivante qui est une obsession de Mathieu depuis 2 jours : dormir dans une cabane dans un arbre. Mais d'où lui vient cette lubie pour le roots ?
Nous en dénichons une dans le parc de Chinnar (à 2h30 de route) et qui comprend la bouffe et un trek accompagné d'un guide dans le parc. Le tout pour une somme modique : moins de 30€ à 3. Vendu !
Sous la pluie (c'est courant ici : temps relativement dégagé le matin, ça se couvre vers 14h, et la pluie tombe vers 16h... c'est réglé comme du papier à musique) nous attendons notre bus. La pluie va durer presque tout le trajet, si bien qu'on ne peut pas trop regarder dehors, enfin sauf après avoir franchi le massif montagneux. Passé de l'autre côté, le paysage change du tout au tout. La pluie s'arrête, la végétation type jungle luxuriante se métamorphose en savane semi-désertique où reignent notamment des cactus grands comme des arbres ! Nous arrivons rapidement à l'entrée du parc où se tient le sous-nommé « Michel ».
Michel, dont le vrai prénom nous intéresse peu, est le gradé responsable du parc. Lui qui trône fièrement à l'ombre de sa cahute non loin de la barrière du check-point, semble avoir pour principe de vie le respect béat de l'Administratif stricte, plutôt que l'écoute des états d'âme des touristes. En effet, il lui faut des photocopies des passeport et visa de chacun d'entre nous, faute de quoi nous ne pouvons rentrer, ce qu'évidemment nous découvrons. Nous découvrons tout aussi évidemment qu'il n'y a pas de photocopieuse dans le coin. « I'm helpless » s'évertue-t'il à nous rappeler en nous regardant respectueusement droit dans... la direction de la forêt 50cm au-dessus de nos têtes. Heureusement votre serviteur avait en sa possession les dites photocopies pour lui-même et la encore néophyte Sandrine, et en couleurs s'il vous plaît. Pour Mathieu une attestation qu'il bosse pour le gouvernement du pays de Michel suffira à ce dernier pour nous concéder le passage. Je vois encore notre Michel en train d'essayer de masquer sa déception de n'avoir pu refouler 3 touristes...
Notre guide qui nous accompagnera chacun des 16h que nous passerons dans le parc, nous emmènent vers notre résidence. Le confort n'est certes pas luxueux, mais la vue du haut de notre cabane vaut (presque) toutes les suites des palais de Maharadja ! Nous apercevons une poignée de chevreuils tachetés, il paraît que l'on peut voir des éléphants ! Le coucher de soleil sur les plaines et montagnes environnantes est magnifique, l'impression d'isolement également. Au loin illuminent et grondent les orages qui nous entourent, mais sans menace, nous n'oublions pas que nous sommes dans une vallée aride. Quel bonheur cette soirée à la lueur des bougies, à lire, à photographier les orages, à écrire le journal, à fumer des beedees...



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